—Emily, viens avec moi.
Daiel garda les yeux fixés sur Thomas.
Et Thomas changea de stratégie.
—Ils violent mes droits.
Daiel ne protesta pas.
Il éteignit la radio.
—Il envoya un renfort et un superviseur.
Thomas déglutit.
Pour la première fois, sa confiance se fissura.
Maria conduisit Emily dans le couloir de l’étage.
Il ne tira pas la porte.
Il ne la pressa pas.
Il lui offrit simplement son côté, comme un rempart protecteur.
À l’étage, l’air avait une odeur étrange.
Ce n’était pas celle des ordures.
Ce n’était pas une odeur de nourriture.
C’était cette odeur de produits nettoyants à outrance.
Comme si quelqu’un essayait d’effacer quelque chose avec de la javel.
Maria regarda la porte de la chambre d’Emily.
Elle était entrouverte.
À l’intérieur, la pièce était comme une petite tempête.
Des jouets cassés.
Draps emmêlés.
Vêtements jetés au sol.
Comme si le désordre était plus qu’un simple désordre.
Comme une trace de pas.
Emily se tenait sur le seuil.
—Non… n’y va pas…
Maria baissa la voix.
—Emily, pourquoi as-tu appelé ?
Emily déglutit.