« Elle m’a dit que Daniel était au courant », dit-il désespérément. « Elle a dit qu’ils avaient un arrangement. Elle a dit qu’il ne pouvait pas… elle a dit qu’ils avaient besoin d’aide. »
« Et vous l’avez crue ? »
« Je le voulais. » Sa voix se brisa douloureusement. « Elle m’a dit qu’elle m’aimait. »
Pendant une brève seconde, j’ai presque eu pitié de lui.
Presque.
« Daniel était-il au courant ? » ai-je demandé.
Alistair regarda vers la salle de bal où Daniel recevait les félicitations comme un roi.
“Non.”
Et voilà.
Ce n’est pas le destin. Ce n’est pas un accord. Juste une autre trahison, fondée uniquement sur la vanité.
J’ai ouvert ma pochette et j’ai tendu à Alistair un document plié.
Son regard parcourut la page. Son visage se décolora instantanément.
“Qu’est-ce que c’est?”
« Avis important. Votre père a détourné des fonds de l’entreprise pour financer le train de vie de Daniel, tout en dissimulant ces détournements sous forme d’honoraires de consultant. Daniel a signé de fausses déclarations financières lors de notre divorce. Camille a facilité le transfert d’actifs via le compte de sa société. »
«Je ne savais pas.»
« Maintenant, vous le savez. »
Il me fixa en silence.
Je me suis approché. « Tu as deux options. Soit tu continues à mentir pour eux et tu sombres avec eux, soit tu dis la vérité quand on commencera à te poser des questions. »
« Elle va me détruire. »
« Non », dis-je doucement. « Elle l’a déjà fait. Je vous tends simplement le micro. »
De l’intérieur de la salle de bal, la voix de Camille résonna avec éclat.
« C’est l’heure des cadeaux ! »
Alistair semblait physiquement malade.
J’ai effleuré sa manche.
« Mauvaise femme », ai-je murmuré.
“Quoi?”
« Elle pensait avoir volé quelqu’un de faible. »
Puis je suis retourné vers les applaudissements.
PARTIE 3
Camille ouvrit des couvertures en dentelle, des chaussons, des cuillères en argent pour bébé gravées « Bébé Mercer ». Chaque cadeau la faisait rayonner davantage. Chaque compliment rendait Daniel plus fier.
Puis elle a pris ma boîte bleue.
L’atmosphère a changé avant même qu’elle n’ait dénoué le ruban.
Les invités se penchèrent en avant, curieux. Daniel croisa les bras. Camille souleva le couvercle avec une douceur exagérée.
« Oh, Naomi, » dit-elle assez fort pour que tout le monde l’entende. « Tu n’aurais vraiment pas dû. »
À l’intérieur se trouvait un document encadré.
Ce n’est pas un certificat de naissance.
Pas une bénédiction.
Un rapport ADN certifié.
Le sourire de Camille se figea instantanément.
Daniel fronça les sourcils. « C’est quoi ce truc ? »