Entre 2021 et 2023, à Derby, Siah Riley a piégé 152 enfants via Snapchat, jusqu’à être qualifié de « pire cauchemar de tous les parents ». Comment un simple pseudo a pu ouvrir la voie à une sextorsion de masse qui dépasse largement les frontières britanniques ?
Tout commence dans une chambre d’enfant, téléphone sous la couette. Une fillette de 11 ou 12 ans, un pseudo sympa qui s’affiche sur l’écran : « Josh ». Il dit qu’il a le même âge, qu’il la trouve jolie. Les messages s’enchaînent sur Snapchat, les snaps disparaissent, c’est excitant, c’est secret. Puis viennent les premières demandes de photos, un peu plus osées. Elle hésite. Il insiste. Ce soir-là, sans le savoir, elle vient d’entrer dans le piège.
Ce scénario, des dizaines de familles britanniques l’ont vécu. Derrière ces faux profils se cachait Siah Riley, un prédateur Snapchat originaire de Derby, déjà condamné pour viol, qui a piégé au moins 152 enfants âgés de 9 à 16 ans entre janvier 2021 et octobre 2023. Condamné à 25 ans de prison, plus 6 ans de surveillance, il a entendu le juge lui lancer : « Vous n’avez aucune boussole morale. Vous êtes le pire cauchemar de tous les parents », a déclaré le juge Shaun Smith KC, cité par le Mirror. Et rien ne va se passer comme prévu.
Un récidiviste sous contrôle… qui chassait encore en ligne
Au début, Siah Riley n’est qu’un nom dans les fichiers de la justice. En 2012, il a déjà écopé de six ans et demi pour viol. À sa sortie, il est soumis à un ordre de prévention des atteintes sexuelles, un Sexual Harm Prevention Order, censé limiter son accès aux enfants. Pourtant, installé à Derby, il ouvre de nouveaux comptes Snapchat : « King Josh », « Josh King », « Kim ». À chaque fois, il se fait passer pour un ado du même âge que ses cibles.
À la barre, la procureure Leanne Summers résume : « Cette affaire concerne l’utilisation prolifique de Snapchat par le prévenu pour inciter des enfants de 9 à 16 ans à partager avec lui des images et vidéos sexuelles. Le nombre total de victimes est de 152. Il utilisait deux comptes Snapchat… Son attitude changeait lorsqu’elles devenaient réticentes et il faisait chanter 24 victimes », explique-t-elle. Son procédé : discuter sur un appareil, enregistrer sur un autre, puis classer méthodiquement chaque fichier dans un dossier au nom de la victime sur son ordinateur.
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