Partie 2
L’expulsion de Lorraine fut d’une facilité presque décevante.
La gérante de l’immeuble, une femme méticuleuse nommée Anita qui m’avait félicitée lors de la signature de l’acte de vente, arriva avec deux agents de sécurité. Un simple coup d’œil aux documents de propriété sur sa tablette suffit. Lorraine tenta tout : l’indignation, les larmes, la rage, le vieux prétexte du « Je suis sa mère » que les gens comme elle utilisent quand la légalité leur échappe. Anita lui répondit par une phrase à laquelle je repense encore parfois, quand j’ai besoin de réconfort.
« Madame Whitmore, votre lien de parenté avec un homme qui n’est pas propriétaire de cet appartement n’a rien à voir avec ça. »
Magnifique.
Ils l’escortèrent dehors tandis qu’elle hurlait que Daniel allait « arranger ça » et que je n’avais « aucune idée des documents déjà signés ».
Cette phrase m’est restée en tête.
Aucune idée des documents déjà signés.
Intéressant.