a jeune fille hésita avant de répondre.
« Depuis l’arrivée des hommes. »
Rocco plissa les yeux.
« Quels hommes ? »
Les hommes qui ont tout pris
La jeune fille jeta des regards nerveux autour d’elle, comme si elle craignait que quelqu’un l’écoute.
« Ceux qui disaient que maman devait de l’argent », murmura-t-elle. « Ils ont tout pris. »
Sa voix s’affaiblissait à chaque mot.
« Les meubles. Les vêtements. Ils ont même pris le berceau de mon petit frère. »
La mâchoire de Rocco se crispa.
Il avait déjà entendu des histoires comme celle-ci — des usuriers, des maîtres chanteurs, des criminels de rue — mais lorsque la jeune fille releva sa manche et révéla des ecchymoses sur son bras maigre, quelque chose de plus froid que la colère le traversa.
« Ils ont dit à maman de ne le dire à personne », ajouta-t-elle doucement.
Puis elle leva de nouveau les yeux vers lui.
« Mais j’en ai reconnu un. »
Rocco se pencha, sa voix calme mais menaçante.
«Dites-moi qui.»